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Examens nationaux

Baccalauréat · Série G · Français — 2026

BAC G1/G2 — Français — 2026, 1er tour

  • Série G
  • ⏱ 4 h
  • Coefficient 4
  • Niveau moyen
  • 5 questions
  • Session normale 2026 · 1er tour (G1/G2)

Consignes

  • Le candidat traitera au choix l'un des trois (03) sujets.
  • Dans l'application, le sujet 1 se traite à l'écran ; les sujets 2 et 3 se rédigent sur papier.

Sujet 1 — Texte : Déconstruire les discours dominants

Si certains pays occidentaux s'intéressent tant à l'Afrique aujourd'hui, on le sait tous, ce n'est ni par amour de partenariat ni par souci « d'aider » l'Afrique à atteindre un jour un niveau d'épanouissement bien apprécié de tous les citoyens. Cet intérêt, c'est parce que leurs ressources naturelles s'épuisent ou sont épuisées. Leur modèle économique est à bout de souffle. Sans le sous-sol africain, ces pays ne tiennent pas dans leur survie. Le système de survie de ces pays est donc en fin de course mais, ils ne montreront pas cette faiblesse à l'Afrique. Certains pays d'Europe et d'Amérique du Nord ont donc consommé leurs richesses naturelles comme si elles étaient infinies. Aujourd'hui, ils exigent des voitures électriques, des technologies numériques, des armes sophistiquées, sans accepter d'en supporter les coûts humains et environnementaux sur leurs propres territoires. Ces coûts ont été déplacés vers l'Afrique. Le lithium, le cobalt, le coltan, l'uranium, l'or, le pétrole, le gaz, etc., sont indispensables à la puissance occidentale. Sans l'Afrique, leur transition énergétique va s'effondrer, leur domination technologique va vaciller, leur influence mondiale va reculer. C'est pourquoi le pillage des ressources naturelles africaines n'a jamais cessé. Ils l'ont institutionnalisé. Le colonialisme n'a donc pas disparu. Il s'est transformé en coopérations dites d'appuis au développement, en multinationales comme relais de pillages des ressources africaines, en institutions financières internationales pour endetter des générations entières africaines, en bases militaires pour mieux protéger les ressources naturelles convoitées et considérées comme les leurs. (…) Sous couvert d'une prétendue légalité internationale, l'Afrique continue d'être dépouillée de ses richesses au profit d'intérêts étrangers avec l'aide d'Africains « génétiquement esclaves et congénitalement aliénés », toujours en train de confondre le soleil à la nuit. Les pays qui osent remettre en cause cet ordre impérialiste et qui osent parler de souveraineté sont sanctionnés à travers des organisations communautaires dénuées de toute dignité, isolés, des dirigeants assassinés ou des tentatives de déstabilisation. Dans ces pays convoités, les zones les plus riches en ressources naturelles sont les plus instables. Ce n'est pas un hasard : c'est la logique d'un système prédateur. Ces pays de prédations (…) ne renonceront pas d'eux-mêmes. Aucune illusion n'est donc permise. Ces pays prédateurs ne lâcheront pas l'Afrique par morale ou par justice. Leur confort, leur puissance et leur survie économique reposent sur l'extraction continue des ressources africaines. Ils préféreront toujours maintenir un ordre injuste. Ainsi, les mensonges, la désinformation, les manipulations, les fake news, (…) vont se poursuivre. Il nous appartient d'être à la hauteur et de tout déconstruire. La domination des pays africains, surtout dits francophones, n'est pas une erreur de parcours de l'histoire. Il s'agit d'un système et d'un choix politique conçus à cet effet par les prédateurs. Il appartient aux pays africains qui ont encore du courage, de la lucidité et de la dignité de prendre leurs responsabilités, de s'affirmer, de se déterminer, d'affirmer leur souveraineté et de se battre pour leur dignité. Au cas contraire, il restera à vivre une dépendance éternelle. Je ne parle pas de souveraineté administrative ou de conformité mais de la souveraineté à l'image des pays de la Confédération des États du Sahel que sont le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette souveraineté doit être à la fois politique, économique, industrielle, diplomatique, sécuritaire et stratégique. L'Afrique doit contrôler ce qu'elle possède comme ressources naturelles, transformer ses matières premières sur place et décider à qui, comment et à quel prix elles seront exploitées, afin de garantir un devenir serein pour la jeunesse durant toutes les générations. À cet effet, il faut imposer la renégociation ou l'annulation des accords, contrats, conventions injustes, assurer le contrôle public et transparent du secteur extractif, la transformation locale, le tout dans une solidarité africaine face aux pressions extérieures.

Article de Jonas Hien, Lefaso.net, publié le lundi 23 février 2026.

1) Résumé

Résumez ce texte en 153 mots avec une marge de plus ou moins 10 %. Vous indiquerez, à la fin de votre résumé, le nombre de mots utilisés.
8 pts

2) Vocabulaire

Expliquez, selon le contexte, les expressions suivantes :

a)
« la transition énergétique »
1 pt
b)
« la souveraineté »
1 pt